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De choses et d'autres
La récolte du goémon. - le 30/07/2018 @ 17:20

goemon.jpgDes algues aux usages multiples.

La récolte du goémon sauvage est une pratique rythmant l’économie de la Bretagne et constituant une branche professionnelle à part entière. Elle consiste à récolter les algues de culture qui ne représentant que des tonnages très minimes peut se faire de deux manières.

A pied, le ramassage artisanal du varech de la laisse de mer sur les plages reste pratiqué, notamment pour la fertilisation des jardins potagers. Cependant, la récolte commerciale se déroule à marée basse, à même les rochers, sur les champs d'algues qui bordent les côtes bretonnes. Elle est constituée de quelques milliers de tonnes de petit goémon ( chondrus crispus et mastocarpus stellatus) destinées à la production de carraghénanes que l'on peut trouver notamment dans les plats préparées de nos supermarchés, et de quelques milliers de tonnes de fucus serratus et d'ascophyllum nodosum destinées à la production de farines alimentaires pour le bétail.


A bord d'un goémonier. C'est un bateau de petite taille, à fond plat et non ponté, équipé d'un bras mécanique articulé plongeant dans l'eau et se terminant par un scoubidou, un outil en forme de crochet sur lequel les algues sont entrainées par un mouvement de rotation puis arrachées. Les algues remontées à la surface sont ensuite stockées dans la cale du bateau, une pompe tournant en permanence pour évacuer l'eau embarquée avec les algues. 35 000 tonnes d'algues soit 60 % de la récolte française sont débarquées au port de Lanildut dans l'AberIldut dans le Finistère. Elle est constituée en presque totalité de laminaria digitata destinée à la production d'alginates. Le niveau de production est très variable d'une année sur l'autre en fonction du cours des alginates sur le marché mondial où la production française est minime.
Les algues récoltées par les goémoniers sont ensuite transformées en sous-produits agricoles ( engrais), alimentaires ( notamment des pâtes et des moutardes, mais aussi des algues en salade) ou industriels ( produits chimiques, notamment de la gélatine utilisée tant dans l'industrie agro-alimentaire que pour les cosmétiques).


Le métier de goémonier en 1864


La récolte du varech est ainsi décrite en 1864 sur les côtes du nord du Finistère : "La coupe du varech a lieu à des époques fixes. Au jour convenu, on voit des populations entières accourir sur la grève, avec tous les moyens de transport qu'elles ont pu se procurer : chevaux, boeufs, vaches, chiens, tous les animaux sont employés, tous les instruments sont mis en réquisition; on trouve au rendez-vous les femmes, enfants, les vieillards; personne ne reste au logis ce jour-là. On dirait la récolte d'une manne céleste !. Les réunions ainsi formées, s'élèvent dans certaines baies à vingt mille personnes et plus. Chacun s'occupe de recueillir la plus grande quantité de varech possible pour en former un monceau sur le rivage mais il arrive nécessairement que dans ce pillage régulier, les plus riches fermiers qui disposent de nombreux attelages et de beaucoup de bras sont toujours les mieux partagés. Pour obvier à cet inconvénient, les prêtres catholiques..."



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