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De choses et d'autres
La pêche catalane - le 14/07/2018 @ 10:02

Les techniques de pêche les plus courantes en Roussillon.lamparo.jpg

Il existe différentes techniques de pêche selon les saisons mais aussi les poissons sur le Roussillon. Il y a tout d’abord la pêche au bœuf qui se pratique à l’aide d’un filet tracté par deux embarcations côte à côte. Celle qui dirige s’appelle le bateau bœuf et l’autre le bateau veau. Les barques utilisées sont très imposantes et mesurent environ seize mètres. Cette technique imaginée par les Catalans en 1720 s’utilise pendant l’hiver lorsqu’il y a beaucoup de vent. Elle ne pouvait être pratiquée que sur des fonds uniformes exempts de roche. Le filet est composé d’une poche et de deux ailes pour capturer les poissons pélagiques ; c’est à dire les poissons évoluant dans les zones de pleine mer à distance des côtes et qui se déplacent en bancs comme les sardines. Il fut remplacé par la suite par un filet chalut tiré par un seul bateau. En 1910, il y avait à Banyuls 96 barques à voile latine qui pratiquaient la pêche au boeuf et une trentaine de bateaux palangriers. On comptait cette année là 950 inscrits maritimes à Banyuls-sur-mer. L’ère de décadence fut amorcée vers 1920. La pêche au boeuf et à la palangre était de moins en moins rentable, sur tout le littoral, aussi bien français, qu’espagnol et italien. Mais plus difficiles pour les Français, à cause des réglementations plus strictes.

La pêche au lamparo fut importée par les réfugiés espagnols et se pratiquait en été sur la côte roussillonnaise à partir des années 40. On la pratiquait également  sur le Languedoc comme à Sète. Elle était autorisée en temps de pénurie alimentaire jusqu’à la fin des années 60, date à laquelle les bateaux furent modernisés. Deux embarcations partaient  au large la nuit. La première, le canot appelé bateau-feu, était doté de lampes à gaz et devait indiquer l’emplacement des bancs de poisson. La seconde, la barque de pêche, équipée d’un large filet, remontait le poisson à bord. Cette technique était consacrée à la pêche des poissons bleus comme les sardines, anchois et autres maquereaux. Les hommes dormaient la nuit dans les barques en attendant le signal du "fougate", qui de son canot avertissait le capitaine. L’équipage de la barque de pêche encerclait le banc de poissons.

Enfin, il y a la pêche au "sardinal". Cette pêche de pratique avec un filet en fil de lin très fin aux mailles serrées que l’on appelle le sardinal. Disposé à la verticale, il est signalé à la surface par une lumière ou une cloche et par deux flotteurs. Le banc  de sardines percute alors ce filet et s’emprisonne dans les mailles. La pratique de cette pêche était basée sur le déplacement des bancs de poissons. La sardine se déplaçait en journée : à l’aube vers le fond, à midi à la surface et le soir à un milieu intermédiaire. De plus, les bancs se déplaçant vers le soleil, le filet était orienté vers celui-ci. Au retour des barques, le résultat de la pêche était rangé dans des paniers en roseau d’une contenance de 50 kilogrammes.



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