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Haute Savoie : une biodiversité variée.chamois.jpg

Le Reblochon est produit en montagne à des altitudes comprises entre 500 et 2000 mètres d’altitude. On comprend ainsi que la faune et la flore de montagnes sont très différentes des pays de plaine. Au-dessus de 1000 m d’altitude, la neige est présente près de quatre mois et plus de six mois au-dessus de 2000 m. Les animaux et les végétaux sont soumis à une multitude d’influences. La période de croissance des plantes est très courte et les arbres ne poussent plus dès que l’on dépasse 2000 m d’altitude. Pour les animaux, les conditions de vie très difficiles ne permettent qu’à certaines espèces de s’acclimater. Des espèces que l’on ne trouve qu’en montagne.

Le lagopède ou perdrix des neiges : de la famille des tétras, ils sont les seuls oiseaux à changer trois fois de plumage dans l’année. En hiver, le plumage est blanc pur avec la queue noire, avec des pattes fortement plumées ce qui leur sert de raquettes sur la neige. Les femmes retrouvent plus vite leur plumage brun de l’été que les mâles, ce qui les rend moins repérables par les rapaces au moment de la couvée. En plumage, le plumage est plutôt grisâtre.

Le chocard à bec jaune : il fait partie des oiseaux qui vont s’approcher du randonneur et pas uniquement en Haute Savoie. Communément appelé et à tort choucas, qui est son cousin de plaine qui ne possède pas de bec jaune, les chocards sont de petits corbeaux qui se rassemblent en bandes souvent près des téléphériques ou des hôtels. On peut souvent les approcher de très près, parfois à un mètre à peine, car le chocard est très familier.

Le tétras lyre : aussi appelé coq de bruyère, il tient son nom à cause des plumes noires de la queue du mâle, en forme de lyre. Très discret, c’est un oiseau qu’il ne faut pas déranger. En hiver, il se nourrit très peu et vit pratiquement sur ses réserves de graisse, logé sous la neige dans une sorte d’igloo qui le protège des froids intenses.

Le gypaète barbu : plus grand que l’aigle, on envergure peut dépasser les 3 mètres. Classé dans la famille des vautours, il vient d’être réintroduit notamment dans les montagnes du Bargy. Il se nourrit  de cadavres frais de mammifères, mais aussi des os qu’il casse en les lâchant sur les rochers. Son territoire représente souvent une surface de 300 km2 dans laquelle il utilise toujours les mêmes itinéraires pour rechercher sa nourriture.

La gélinotte : avec une silhouette massive et des pattes courtes, on la trouve dans les bois, jusqu’à 1500 m d’altitude. Elle vit en couple ou en petits groupes familiaux. En hiver, elle s’enfonce dans la neige pour se protéger du vent et du froid nocturne.

Chevreuils, sangliers et cerfs : animaux coutumiers de nos plaines et forêts, ils ont gagné de l’altitude à la faveur de réintroductions et d’hivers cléments. Poussés par la neige et le froid, ils se rassemblent sur des zones refuges en forêt pour attendre le printemps. La pratique du ski hors-piste et de la raquette à neige compliquent leur survie.

Le bouquetin : animal à grandes cornes recourbées vers l’arrière qui dépassent souvent un mètre chez les mâles. Elles sont plus petites chez les femelles appelées étagnes. Plus imposant que le chamois ( il peut peser plus de 80 kilos), c’est un animal qui se laisse facilement approcher. Le jeune bouquetin est capable de suivre sa mère au bout de quelques jours après sa naissance. C’est l’animal le plus agile dans les pentes escarpées et rocheuses. Vous ne peinerez pas pour en croiser dans le massif du Bargy, vers la Tournette ou sur le désert de Platé.

L’aigle royal : c’est le plus grand des aigles. On le voit souvent planer en spirales, porté par les vents thermiques le long des montagnes. Il capture ses proies, soit à partir d’un poste à l’affût, soit en arrivant en vol rasant. Il peut emmener en vol dans des serres des proies de plus de 5 kilos ou les consommer sur place quand elles sont trop lourdes. C’est un animal protégé car il a failli disparaître des montagnes.

Le lièvre variable : c’est un lièvre particulier car son pelage change suivant les saisons. Brun avec le ventre blanc en été, il est tout blanc en hiver avec seulement la pointe des oreilles ourlées de noir. On le rencontre très rarement car il fuit l’homme et ne sort qu’au crépuscule et la nuit. Il gîte entre les rochers ou au pied des arbrisseaux nains.

Le chamois : de la famille des bovidés ( animaux à cornes de pousse continue tout au long de la vie), le chamois est l’animal le plus connu de nos montagnes. Il pèse entre 30 et 50 kilos. Il vit en été au-dessus des limites des forêts et en hiver dans les forêts de haute montagne. La femelle fait un seul petit appelé éterle ou éterlou qu’elle allaite pendant six mois. Il reste près de sa mère pendant un an.

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Cette région possède quelques spécificités au niveau des plantes et des arbres. Il y a tout d’abord l’ancolie qui est de la famille des renonculacées. C’est une fleur rare en montagne, donc protégée. Elle atteint 80 cm de hauteur, elle fleurit entre le mois de mai et celui d’août. L’edelweiss est une fleur très typique des montagnes calcaires. Elle pousse au-dessus de 1500 m d’altitude. La tige et les fleurs sont d’aspect laineux. Elle fleurit entre les rochers de juillet à septembre. Cette fleur est également protégée.

Le lis de martagon est de la famille des liliacées. C’est une plante qui peut atteindre 1,50 mètre de haut. Ses pétales sont pourpre clair avec des taches foncées, enroulés vers le haut. Le cyclamen se fait de plus en plus rare à l’état sauvage dans cette région malgré sa protection. Il est l’emblème de la ville de Thônes.

Le sabot de Vénus est une orchidée vivace de 50 cm de haut.  Ses fleurs sont très parfumées. La pollinisation assurée par les abeilles donne naissance à un fruit contenant de minuscules graines. C’est une plante protégée dont il ne faut jamais arracher la racine.

Le rhododendron fait partie de la famille des éricacées. C’est un arbuste très buissonnant à branches robustes et dressées. Les fleurs à grappes terminales courtes et denses de couleur grenat. Il fleurit entre mai et août.

Très présent dans les refuges en guise de digestif au travers de sa liqueur, le génépi classé dans la famille des Astéracées est une plante que l’on trouve dans les rochers et les éboulis entre 1800 et 3000 m d’altitude. La cueillette est limitée à une petite poignée de brins ( 40 maxi) par personne. La liqueur de génépi est fabriquée par les moines Chartreux depuis 400 ans.

Le renoncule des Alpes est une fleur jaune caractéristique qui fleurit dans les éboulis et dans les alpages jusqu’à 3000 m d’altitude. Elle fleurit entre mai et septembre.

La gentiane à fleur jaune peut atteindre 1,50 m de hauteur. Elle fleurit entre juillet et août. Sa racine sert toujours à faire une eau de vie à saveur très particulière qui facilite la digestion. Quant à la bleue, c’est l’emblème du Farto (un mot patois qui est une cave construite sous les chalets, accessible uniquement par une trappe située dans une chambre de la ferme ; elle était utilisée seulement l’hiver car elle était plus chaude). Cette gentiane est une plante d’environ 10 cm de haut. La fleur a une tige très courte, elle pousse sur les pentes rocheuses à plus de 1000 m d’altitude. Il existe plusieurs variétés de gentianes bleues.

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