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Rando Thoirette - Coisia - Lac de Coiselet ( Ain -Jura - 03/04/2011)

(cliquez sur les photos accessibles sous le texte,  pour les agrandir ! )
 

6 h de marche - 17 km - dénivelé total : 950 m

Ce dimanche s' annonçait encore assez beau après un samedi digne d 'un mois de juin. Même si le soleil a été en cours d' après-midi quelque peu voilé par des nuages élevés, l' ambiance fut agréable ( maximale autour des 22° ) pour effectuer une randonnée pédestre. Direction le département du Jura pour une boucle de 17 km et 950 m de dénivelé autour de Coisia en passant par le Dom de la Justice, puis les ruines du chateau d' Oliferne. Ce petit village de Coisia dans les gorges de l' Ain se situe à quelques kilomètres de Thoirette. Le département de l' Ain est limitrophe. Thoirette se situe à une trentaine de kilomètres de Bourg en Bresse. Pas moins de 6 h de marche avec comme point de départ l' ancienne colonie de vacances qui surplombe la vallée de Coisia. On longea les crêtes avant de plonger sur le petit village de Condes au nord de Coisia. Au bout de 3 h de marche, ce fut la pause repas, quasiment les pieds dans l' eau au bord du joli lac de Coiselet où une petite brise ressentie était bien agréable. Ce village de Condes accueille un camping.On est en plein dans les gorges de l' Ain avec plus au nord l' imposant barrage de Vouglans. Dans le lac de Coiselet, se jette non seulement l' Ain mais aussi la Bienne, l' un de ses affluents. Ce lac a vu sa mise en eau en 1970 après celle de la retenue de Vouglans. Il fait 350 hectares de superficie pour une longueur de 10 km; une profondeur de 30 m pour une moyenne de 9,50 m. Il se situe à 400 m d' altitude. On le considère comme le lac le plus méridional du Jura. Des falaises entourant le lac de toutes parts offrent de bien jolis paysages; des paysages sculptés par l' eau qui a ainsi façonné tout le relief. Les pentes ne sont pas trop raides en pourcentages mais souvent assez longues sur des chemins fréquemment rocailleux. Le dénivelé total atteint les 950 m, ce qui reste encore bien raisonnable.


Le chateau d' Oliferne

Après la pause repas de 45 mm, on repart pour la seconde partie de la boucle avec le chemin retour qui nous fera prendre la direction du chateau d' Oliferne ou plus exactement ses ruines. Il surplombe à 807 m d' altitude toute la vallée de l' Ain mais aussi le Revermont. Depuis les ruines, on peut voir le serpentin de la rivière d' Ain et au nord le barrage de Vouglans et ses eaux turquoises. Ce chateau d' Oliferne bénéficiait ainsi d 'une protection naturelle de choix. Le territoire semble appartenir à l' origine à l' abbaye de St Claude. Pour défendre le site stratégique du confluent de l' Ain et de la Bienne et la frontière de la Franche-Comté, plusieurs chateaux furent bâtis au Moyen Age dont celui de Boutavant, tout proche de celui d' Oliferne. Ce chateau fut bâti au 13e siècle dont avant un peu 1300; les textes d' époque font mention de 1290 mais cela manque de précisions. Au début du 14e siècle, il existait au pied du chateau un bourg de 140 à200 habitations. Ce chateau était considéré comme imprenable mais il fut tout de même conquis en 1361 par Thiébaud de Chauffour, chef des routiers qui rançonna Tristan de Chalon pour 1000 florins. Il fut détruit en  en partie vers 1455 ( il aurait été réparé et réoccupé par une garnison comtoise) puis en 1592 par les troupes du Roi de France Henri IV qui envahissèrent la Franche-Comté et détruisirent la plupart des châteaux dont celui d' Oliferne. La Seigneurie d' Oliferne passe par héritage en 1607 à la famille de l' Aubépin qui possède toujours ce site. De nos jours, il ne subsiste qu' un ensemble de maçonneries ruinées. Les éléments les plus importants sont situés au sommet de la crête rocheuse. Ce sont d' abord les vestiges du logis du chateau, bâtiment de 17 m de long sur 10 m de large qui possède un mur bouclier arrondi au Nord; un étage demeure recouvert presque en totalité par les décombres et 2 autres étages sont discernables sur les parties de murs les plus hautes. L' emplacement du donjon se devine également; il est situé de l' autre côté de la plateforme et s' élève de 3 ou 4 étages; on sait que c' était un poste de guet incomprable. Tandis qu' à proximité une citerne voûtée est demeurée quasi intacte. Un mur d' enceinte long de 300 m constitue un premier ouvrage de défense qui marque sans doute les limites du village au pied de ce chateau.



Attention aux dinosaures !

Côté nature, c' est la période où divers animaux profitent du soleil généreux. Vous rencontrerez peut-être en train de se reposer une vipère aspic comme ce fut notre cas. Sa morsure est venimeuse; dangereuse pour les animaux tout particulièrement. On ne constate qu' un cas mortel chez l' homme par an suite à une morsure d' une vipère aspic. On ne risque pas trop si on en rencontre une. En général, elle ne bougera pas ou bien essayera de se cacher. Y a que dans le cas éventuel où l' on mettrait le pied dessus, là elle se défendrait. Un habitant de Coisia nous a signal que les chamois étaient assez présents dans le secteur mais nous n' en avons vu aucun.
Par contre, en direction de Thoirette, à la sortie de Coisia, ne manquez pas de voir les traces des dinosaures remontant à 140 millions d' années. ( voir dernière photo). Il n' y a donc pas que le site de La Plagne dans la région d' Oyonnax qui peut témoigner de ce genre de traces. A l' époque, la région de Coisia était sous un climat tropical; les choses ont bien changé depuis !. On pouvait ainsi y trouver une plage ou une lagune comme celles que l' on trouve aux Bahamas à la place des prés, falaises et autres forêts. La région était recouverte d' une mer peu profonde et des bancs sableux apparaissaient quand le niveau de l' eau était bas. Les dinosaures pour rechercher leur nourriture empruntaient ces bancs, laissant ainsi des traces dans la boue. Ces traces séchaient au soleil puis avec la montée de la mer étaient recouvertes par des sédiments très fins. Ces dépôts se sont prolongés des millions d' années et se sont fossilisés pour former les roches actuelles .
A Coisia, tout remonte en avril 2004 suite à l' élargissement de la route départementale, lorsque Christian Gourrat, géologue amateur, repère en cherchant des morilles, des empreintes comme on peut en voir sur ma photo. En fait, sans vraiment le savoir, il venait de découvrir un site exceptionnel en Europe. Il s' agit d' empreintes de sauropodes, dinosaures herbivores comme le diplodocus. Quelques mois après sa découverte, des travaux furent entrepris sur le site et 9 pistes ont été mises en évidence sur une paroi verticale en raison du mouvement du massif jurassien.  En effet, curieusement ces empreintes se situent en position verticale et cela facilite ainsi au bord de la route où elles sont situées une bien belle observation tout en restant prudent de part la circulation. Ces traces verticales sont dues au fait du mouvement des plaques qui entrana un plissement de terrain il y a de cela 20 millions d' années. Le soulèvement du massif des Alpes entrainera la formation du Jura et ses plissemnts si caractéristiques. Ces traces font actuellement l' objet d 'un partenariat avec le Jura Suisse où des pistes de dinosaures ont aussi été mises à jour. L' étude de Coisia permettra la conception d 'une expositions itinérante présentant les découvertes paléontologiques du massif jurassien.

Côté fleurs sauvages, on pourra citer le coucou et sa superbe parure jaune en pleine floraison et dégageant de bien jolies senteurs. On l' appelle aussi fleur du coucou. Cette fleur des champs est toujours au rendez-vous de Pâques pour décorer la table. Elle est assez présente dans ce secteur de Coisia. On peut en faire de bien jolis bouquets pour apporter un peu de fraicheur à sa maison. On lui attribue d 'autres appellations comme l' herbe St Paul, le coqueluchon, printanière. Cette fleur était utilisée autrefois pour soigner la paralysie et d' autres maladies. On rappellera aussi que le coucou est un oiseau et que quand on commence à l' entendre au printemps, l' hiver est vraiment plié. Pour le moment, il se montre encore discret donc restons prudent !. Le passé nous a appris à l' être.

Lors de la rando, on pouvait découvrir en pleine floraison la pulmonaire que l' on appelle aussi l' herbe aux poumons ou herbe au coeur ou coucou bleu car il faut dire qu' elle ressemble beaucoup au coucou et fleurit presque en même temps. Il existe plusieurs sortes de pulmonaires dont l' officinale qui dans l' antiquité les Romains disaient qu' elle avait la propriété de soigner les affections des poumons. Certains l' utilisent encore sous la forme de tisane un peu amère tout de même. De plus, elle contiendrait des substances suspectes. On peut rencontrer la pulmonaire dans les endroits frais et ombragés comme c' était le cas lors de cette rando.

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 
 

 

 

 
 


 

 




 




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