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prariond.jpgAllez, un petit effort !.

 

La première étape de mon séjour estival entre France et Italie ( il y aura 5 autres volets ) m’a fait découvrir le refuge du Prariond Ce refuge se situe dans un cadre naturel très préservé puisqu’il se trouve au cœur du Prac National de la Vanoise.


 

De par sa position, il est l’un des passages quasi obligé pour franchir la frontière italienne, notamment par le col de la Lose, à 2 h environ de marche depuis son départ. Côté France, le Prariond est situé à moins d’1 h de marche depuis le parking du pont St Charles, départ de beaucoup d’autres randonnées comme en direction de val d’Isère.
 

Ce refuge est le royaume du ski de randonnée au printemps pour gravir un sommet environnant. La raquette à neige est très pratiquée aussi l’hiver. A l’été, c’est la randonnée pédestre ou alpine qui prend le relais, sans compter l’alpinisme pour pratiquer des courses rocheuses. Vu la proximité de Val d’Isère, ce refuge attire aussi beaucoup de familles pour de sympathiques balades.

On apprécie aussi ici la richesse de la faune et de la lofre, de quoi plaire aux amoureux de la nature tout en respectant la règlementation du Parc National.
 

Contrairement à certains autres refuges, le Prariond a gardé un certain cachet des refuges traditionnels de montagne avec un bois omniprésent. Ce jour-là, nous sommes accueillis sur le palier par le propriétaire des lieux qui compte plus de 20 années d’expérience de gardiennage de refuge.
 

Cette réception est chaleureuse. Dans les refuges savoyards, la polenta figure souvent dans les menus. Certains de notre groupe n’aimant pas trop cela, le patron les rassurera en leur annonçant que c’est une des meilleures de la région. On en reparlera plus loin. En tout cas, l’ambiance ressentie dans ce refuge est assez conviviale et des échanges faciles. Et l’on n’hésite pas à vous donner des conseils pour vous aider dans le choix de vos randonnées. Ils partagent ainsi leur longue expérience du vallon.
 

C’est une équipe de 4 personnes qui a la charge de ce refuge. Il est gardé dès le retour des beaux jours et ce jusqu’à fin septembre environ avant l’arrivée des premières neiges car il est situé au-delà de 2000 m d’altitude.

En dehors des périodes de gardiennage, le refuge d’hiver reste ouvert pourt ainsi procurer un abri mais les capacitées d’acceuil sont réduites. Le confort sera ainsi minimal. L’eau sera cherchée au torrent d’à côté. Il n’y a plus d’eau courante à cette période. Les toilettes seront chimiques et donc de dépannage.
 

Les propriétaires mettent à disposition du matériel de cuisine, du gaz, un pioele, des couvertures, et du bois de chauffage. Il faut s’efforcer de maintenir le lieu dans le meilleur était qui soit. Il faut donc modérer sa consommation de bois et de gaz et penser à régler sa nuit ( 8 euros) dans un tronc prévu à cet effet et qui est régulièrement relevé par les gardiens si l’on souhaite que le lieu tesre accessible toute l’année. C’est tout de même plus agréable de côtoyer les lieux quand c’est gardé.
 

les beaux jours, la vie des gardiens reprend son cours au refuge. Tout cela commence par le ravitaillement par héliportage et sur le dos. 2 transports ont lieu par an : à l’ouverture du printemps et au début ou milieu d’été.
 

On y porte notamment : bois, gaz, épicerie, boissons, matériaux. Cela représente près de 600 kilos de marchandises par rotations tout en sachant qu’il y a 3 à 6 en général. Les produits frais viennent par contre par les chemins avec un bon sac à dos ou une claie de portage.

Tout cela implique comme dans tout refuge un peu à l’écart de la vie dite civilisée une répercussion sur le prix des produits vendus mais tout cela reste raisonnable ; enfin tout dépend ce qu’on y mange aussi. On reviendra plus loin sur les tarifs.
 

Qui dit refuge dans un parc national, demande de respecter notamment la propreté des lieux et donc il faut ramener dans son sac à dos ses propres déchets. Le refuge a une gestion rigoureuse pour trier les siens. Le but est de réduire le plus possible son empreinte sur l’environnement.
 


TOUR DU PROPRIO :

 

Mais on va d’abord faire un peu le tour du propriétaire. Côté extérieur, le cachet vaut le détour. Le calme est au rendez-vous. Seul se font entendre quelques sifflets de marmottes ; il y en a quelques unes dans ce coin, à voir les trous faits près du refuge.

Le refuge dispose hors réseau de panneaux solaires qui sert à un éclairage en très petite quantité. Le chauffage se fait grace à un poele à bois. Cuisson et eau chaude à l’aide du gaz héliporté. Un supplément d’énergie a été mis en place en 2010.
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A l’intérieur,au rez-de-chaussée, après avoir quitté ses chaussures de randonnée, on entre dans la grande salle à manger. Du fait sûrement de l’électricité qui doit être consommée à sa juste raison, l’éclairage des lieux n’est pas très importante et par moments lors du repas nous avons eu droit à de mini coupures.
Au rez de chaussée se trouvent les sanitaires. Bizarrement, ils sont placés dans une sorte de cagibi assez froid. On y reste donc le moins de temps possible. Un autre WC se trouve à l’extérieur.
Dommage, que l’on en trouve pas à l’étage où sont installés les dortoirs. Le refuge offre une capacité de 36 couchages.
 

Ce n’est pas donc un refuge trop grand. Les chambres sont sommaires. Là encore c’est un peu trop sombre et la frontale sera bien utile. Il y a une sorte d’interrupteur que l’on tourne pour refaire apparaitre de la lumière. Par contre, on accède au balcon qui offre une superbe vue. On peut y faire sécher son linge également.

A l’étage, dans une pièce trop froide tout comme l’eau d’ailleurs, on peut faire un brin de toilettes ouvert à tous ou bien se tourner vers l’un des 2 coins lavabos assez petits disponibles.

La douche est censée être à l’eau chaude et là c’était mentionné à l’eau froide. Personne ne s’est donc aventuré à en prendre une !.

Un autre point négatif de ce refuge même si des refuges à l’eau froide j’en ai connu d’autres. Mais ceux avec eau chaude sont quand même plus nombreux. Ce sont des lits à étage.
Nous avions une chambre pour tout notre groupe. La literie n’est pas très ferme. Certains avaient mal au dos le lendemain. Pour passer la nuit, il faut penser à amener un sac à viande appelé plus communément drap sec sinon il faudra en louer un. Les couvertures, une seule par lit, sont assez épaisses. Il vaut mieux car les nuits sont parfois assez fraiches même en été. Je rajouterais aussi que pour capter le réseau de téléphone mobile, mieux vaut être dehors sur la terrasse en bois. Car cela ne passe pas à l'intérieur.
 


TARIFS :
 

Côté tarifs avant de voir les prestations du repas, il faut déjà préciser que la réservation est fortement conseillée. Nous y sommes passés fin août ; c’était relativement plus calme. Nous étions une bonne vingtaine dans le refuge.
 

Les prix pratiqués sont globalement dans les normales de ce qu’il se fait ailleurs. La demi-pension au tarif normal au printemps revient à 42 euros ( 41 euros pour les adhérents FFCAM, 37,50 pour les étudiants de moins de 18 ans, 27 pour les enfants de moins de 10 ans), la nuitée unique à 16,50 euros en tarif , 15,50 à 10 euros pour les autres catégories.
 

Pour la période esticale, il vous faut retirer 3 euros à tous les prix que je viens de mentionner. On rajoutera aussi la taxe de séjour à 0,22 euro par personne. Le repas complet à lui seul revient à 18,50 euros, un peu excessif je trouve, le petit déjeuner à 7,10 euros, le casse-croûte à 8,50 euros. La carte est disponible le midi.

 

Pour notre part vu que nous étions un groupe, le prix global pour notre demi-pension nous est revenu à 39,60 euros par personne. Il y aussi une carte des vins où l’on peut notamment s’abreuver de Gamay ; sinon ce sera le picjhet de vin. Parmi les autres prestations, on citera la location d’un drap sac à 2,50 euros ( il vaut donc mieux avoir le sien), la douche chaude ( l’été, en toucas quand elle est disponible !), la redevance pour l’usage du coin hors sac à 1 euro ( groupe de 10 et plus : 10 euros).


 

LE POINT DE VUE :

 

Le repas nous a été servi sur les coups des 19h30. On commença comme c’est souvent le cas dans les refuges par une soupe de légumes. Une soupe qui notamment comportait des morceaux de lentilles. Mais elle était vraiment trop légère ; cela faisait plus penser à un bouillon. Durant mon séjour, j’en ai mangé de meilleures !. J’aurais l’occasion d’y revenir dans une prochaine chronique.

 

Ensuite en plat principal, on a eu les traditionnels diots. Ils étaient un peu trop cuits à mon goût. Pas trop sec grace au jus présent. On nous les accompagna d’une polenta. Mais elle n’était pas des plus meilleures. On avait l’impression que la farine de maïs avait juste trempée dans l’eau. En plus, elle avait un drôle de parfum, surement dû aux rajouts d’herbes aromatiques. Personnellement, je n’en ai pas repris.

 

Puis nous avons eu droit à un morceau de fromage local, la tome. Pour conclure ce fut un dessert. Une salade de fruits assorti d’un biscuit bien trop cuit. L’ensemble est mangeable mais il n’y a rien d’exceptionnel surtout au niveau de la polenta. On sent qu’ici il manque un vrai cuisto, ce qui ne sera pas le cas quand nous allons virer en Italie comme vous le lirez dans de prochaines aventures !. On rajoutera que l’on vous proposera une petite infusion ou autre mais cela bien sûr ce sera en supplément.

 

Par contre, on passa l’une de nos plus belles soirées de notre séjour. En effet, après le repas, Tej, l’ami népalais des gardiens qui les accompagne depuis une quizaine d’années et qui parle assez bien notre langue nous a raconté son pays ; histoire de nous évader un peu de notre vieille Europe et de donner envie d’aller à la rencontre de son peuple. Il passe 3 mois au refuge chaque année avant de retourner chez lui. C'est aussi cela le charme des refuges ayant conservé une certaine rusticité.
 

L’acceuil et la convivialité sont les points forts de ce lieu en plus de la rusticité de l’habitat. Il faut rajouter que chaque vendredi soir, est organisée une soirée népalaise où Tej prépare son dhal bhat. Cela doit valoir le coup !.

 

Après une nuit calme, au réveil on retrouve le petit déjeuner avant de repartir en vadrouille. Une fois de plus, après le repas du soir, il ne faut pas s’attendre à du grand standing. Nous avons eu droit au choix entre du café, du thé ou du chocolat. Malgré que les gardiens avaient noté nos désirs la veille au soir, il y a eu quelques mélanges entre les tables mais cela s’est vite arrangé. Dès la veille, ils avaient préparé les tables et sorti le beurre !; pas bon cela !. Hélas, d’autres le font. Bon, nous n’avons pas constaté de mouches ! .

 

La tradition des refuge est respectée avec au programme donc du beurre, du pain de campagne assez épais, de la confiture mais pas un choix pour celle-ci, des céréales ( j’ en ai pris et elles étaient bonnes). A la déception de certaines, pas de jus de fruits et encore moins de yaourts. Ceux qui avaient pris du lait en ont été pour leur frais au premier service car il était tout caillé. Sinon, les pots nous sont arrivés bien chauds. Au final comme le repas du soir, le déjeuner était sans excès.


 

BILAN :

 

En conclusion, ici on voit que le terme du refuge est tout à fait respecté alors que de plus en plus certains se lancent dans des prestations hôtelières. Ici, nous avons l’authenticité des lieux, l’ambiance chaleureuse, le côté dortoir plus que la qualification de chambres, la salle de bain plutôt à qualifier de salle d’eau. Il est vrai que dans ce genre d’établissement en général, on ne fait que passer donc on est parfois obligé de se séparer du confort que l’on a chez soi. Ce n’est que pour un soir.
 

Côté tarifs, si l’on s’en tient à celui de la demi-pension, il est tout à fait correct. Après, unitairement, le prix du repas en lui-même ou du petit déjeuner me paraissent un peu trop élevés pour la qualité proposée même si l’on se trouve en montagne. Un petit effort sur cela et ce refuge offrira des prestations plus agréables.
 


POINTS POSITIFS :
 

- le très bel accueil
- le lieu authentique
- le calme, le paysage environnant
- la superficie de la salle à manger
- le prix de la demi-pension
- les réductions possibles

 


POINTS NEGATIFS :

 

- douche froide
- salle de bains peu éclairée
- pas de sanitaires au premier étage
- l'éclairage général
- repas et petit déjeuner moyens
- réseau téléphonie mobile

 


 




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