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salamandre.jpgLa salamandre tachetée

Ce n’est pas souvent que l’on en croise sur nos chemins de randonnées si bien  qu’à chaque fois c’est toujours avec un certain plaisir. Il s’agit de cette jolie petite bête qu’est la salamandre, la tachetée plus précisément qui est la plus fréquente. C’est un amphibien ; c’est-à-dire qu’elle est aussi à l’aise dans l’eau que sur le terre. Son long corps noir qui peut atteindre les 20 centimètres est tacheté de jaune à la peau luisante. On constate que son déplacement est lent, ce qui est idéal pour pouvoir bien l’observer.  Elle possède cette particularité de pouvoir régénérer des parties perdues ou blessées de son corps très rapidement. On estime que leur poids peut atteindre 50 grammes voire un peu plus. C’est un animal  nocturne muni de grands yeux noirs adaptés à la vision nocturne et crépusculaire mais que l’on peut observer en pleine journée même si elle demeure souvent cachée sous une souche ou dans un terrier d’un petit rongeur.  Son acuité visuelle est suffisamment aiguisée pour qu’elle puisse retrouver ses différents lieux de vie.

La peau épaisse et brillante de la salamandre tachetée est munie de nombreuses glandes  dénommée parotoïdes situées en arrière de sa tête. Elles sécrètent une fine couche de mucus empoisonné par une neurotoxine ( le samandarin) qui agit par contact avec les muqueuses. Les sécrétions produites par les glandes sont classées parmi les alcaloïdes. Normalement, ces sécrétions provoquent seulement une légère brûlure - si réaction il y a - sur la peau humaine. Il est aussi conseillé de ne pas dans l’immédiat se frotter les yeux. Sur des personnes très sensibles et/ou des enfants, ces sécrétions peuvent également provoquer des nausées, troubles respiratoires et des vomissements. Un animal non alerté par les couleurs noires et jaunes ou inexpérimenté (comme un chiot ou un chat) qui tente de mordre ou manger une salamandre la rejette généralement immédiatement. Au final, la salamandre confiante dans le venin qu’elle sécrète ne craint pas les prédateurs et n’hésitera pas à s’engager en terrain dégagé, au risque de se faire écraser par des véhicules.  Même si des serpents  ou bien encore des sangliers tenteront leur coup. En milieu naturel, on estime son espérance de vie d’une bonne vingtaine d’années. Elles s'accouplent exclusivement hors de l'eau. La période d'accouplement dure d'avril à septembre avec un pic d'activité en juillet. La femelle est ovovivipare. Elle utilise le système de reproduction dans lequel les œufs incubent et éclosent dans le ventre de la mère. Elle ne se rend jusqu'à une zone d'eau comme une source qu'à la fin de la période embryonnaire, au printemps, afin de déposer les larves. La salamandre tachetée atteint la maturité sexuelle en 2 à 4 ans. Elle subit des mues à plusieurs reprises au cours de sa croissance.

C’est un animal hibernant. Elle ne rejoint ses quartiers d'hiver que lors des premières nuits de gelée au sol, entre la fin du mois d'octobre et le début du mois de novembre. L'hibernation a lieu essentiellement sous terre, notamment dans des galeries souterraines abandonnées. Elles reviennent régulièrement sur les mêmes lieux d'hibernation, année après année. On rapporte même qu'elles sont capables de résister à un gel léger sur de courtes périodes, avec des températures de l'ordre de -5 °. Les salamandres adultes se nourrissent dans une large mesure d'organismes invertébrés comme des cloportes. Les vers de terre tout comme les araignées sont également très appréciés. Les petites dents dans les mâchoires ainsi que le palais servent à maintenir la proie pour l'avaler. De vifs mouvements d'oscillation du corps soutiennent le processus en particulier lors de la capture de proies trop grandes. La langue ne joue pas un très grand rôle lors de l'alimentation, du fait qu'elle reste fortement attachée à la partie inférieure de la bouche. La bouche, la langue et la gorge sont munies de papilles gustatives. Elle emploie différentes méthodes de chasse. Lorsqu’il y a suffisamment de clarté, l’action sera axée essentiellement sur le  mouvement de la proie, et en phase nocturne, c’est l’olfaction grâce à l’organe voméronasal de l’animal qui primera.

On la rencontre partout en France sauf en Corse dans les forêts de feuillus et de conifères. On précisera tout de même qu’elle est présente dans toute l’Europe jusqu’en Ukraine. C’est un animal protégé dans la plupart des pays car elle est inscrite à l’annexe III de la convention de Berne. Dans notre pays, elle est classée dans la liste rouge des espèces menacées du fait de la réduction de ses populations et de ses habitats.

 




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