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Le chocard à bec jaune

 

photo/oiseaux/chocard.JPGLors de nos randonnées dans les Alpes, il n’est pas rare de rencontrer cet oiseau très familier et opportuniste qu’est le chocard à bec jaune. Il n’hésite pas à venir quémander lors de nos pauses repas. C’est un passereau de la famille des corvidés comme la corneille notamment. Il est très proche de son cousin le choucas des tours que l’on rencontre dans nos villes comme sur Bourg. La confusion est souvent d’actualité. Le chocard présente un plumage entièrement noir, des pattes rouges et un bec jaune au contraire du choucas qui en possède un. Sa taille est très proche du choucas et avoisine les 40 centimètres pour une envergure qui peut atteindre les 80 centimètres  et un poids de 200 à 250 grammes. Mâle et femelle n’ont pas de différences. Cet oiseau profite le plus possible des courants de vent pour se déplacer en vol.  Leur mode d’atterrissage est également intéressant à suivre. C’est un oiseau loin d’être solitaire puisqu’il vit en bandes nombreuses. On estime sa longévité jusqu’à 16 ans voire parfois 20 ans même si la moyenne est plutôt de l’ordre des 8 à 10 années. On les trouve en haute montagne dans les Alpes mais pas uniquement puisque l’on peut aussi en admirer dans les Pyrénées, en Corse ou bien encore en Asie centrale du côté de l’Himalaya. Typiquement montagnard, il ne craint pas l’altitude puis qu’il est présent jusqu’à  4000 m. L’hiver, les populations se rabattent dans le fond des vallées près des chalets des stations de ski pour profiter de l’activité humaine. Des études sont en cours pour comprendre pourquoi cet oiseau est l’un des plus adaptés à l’altitude. On en identifie par baguage et on les suit tout au long de leur vie.  Tout cela permet également d’analyser les conséquences de l’évolution des paramètres environnementaux. Avec une stratégie qui est de suivre les sources de nourriture, c’est un oiseau omnivore. Il mangera tout autant des insectes,  des escargots, des baies, des œufs que des charognes ainsi que les déchets. Et  tout particulièrement ceux que peuvent lui donner ou laisser les randonneurs. Si vous allez du côté du lac Blanc notamment, certains qui sont bagués  ( il y a 1300 dans ce cas sur toute la Haute Savoie) n’hésiteront vraiment pas à s’approcher à tout juste 30 centimètres de  vous. On peut le considérer comme un oiseau cavernicole puisqu’il affectionne pour nicher les trous  de rochers et de falaises voire sous des toits de bâtiments. Le nid est assez simpliste, fait de brindilles, racines et herbes. La ponte unique chaque année compte 3 à 5 œufs blanchâtres avec des taches sombres qui seront couvés par la femelle près de trois semaines. Les  jeunes quitteront le nid pas avant 30 à 38 jours. Cet oiseau reste toute l’année sur son aire de reproduction. On estime que  ses effectifs localisés demeurent stables même si des individus observés  sur l’île d’Ouessant sont en recul. Familier des refuges et de lieux très visités, pour venir glaner quelque chose, vous en rencontrerez forcément durant vos promenades alpines de cet été.




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